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Salbar Fysiotherapie · Boris Feldman

IASTM à Vinkeveen

Instrument Assisted Soft Tissue Mobilisation

IASTM signifie Instrument Assisted Soft Tissue Mobilisation, ou mobilisation instrumentale des tissus mous. Le physiothérapeute utilise des instruments spécialement conçus pour appliquer des stimulations mécaniques contrôlées sur la peau, les muscles et d’autres tissus superficiels. Chez Salbar Fysiotherapie à Vinkeveen, Boris Feldman utilise l’IASTM non comme traitement indépendant, mais comme complément possible dans un plan plus global de physiothérapie ou de rééducation. L’objectif n’est pas de détruire littéralement les prétendues adhérences ou les tissus cicatriciels. L’IASTM peut être proposée lorsqu’une modification temporaire de la douleur, du confort ou de l’amplitude du mouvement peut ensuite aider à mieux bouger, pratiquer les exercices et supporter les sollicitations.

Traitement instrumental de la région de l’épaule
L’IASTM comme complément du plan de traitement.

Que se passe-t-il pendant l’IASTM ?

Pendant un traitement IASTM, un instrument spécifique est passé sur une zone tissulaire ou le long de celle-ci. Cela provoque une stimulation mécanique et sensorielle notamment :

  • de la peau ;
  • des tissus conjonctifs superficiels ;
  • des muscles ;
  • des structures liées aux tendons ;
  • et du système nerveux.

La pression, la direction et la durée du traitement sont adaptées :

  • aux symptômes ;
  • à la sensibilité ;
  • à la localisation ;
  • à la réaction au traitement ;
  • et à l’objectif du traitement.

La technique n’a pas besoin d’être forte ou douloureuse pour avoir un effet.

L’IASTM détache-t-elle les tissus cicatriciels ou les fascias ?

Cette explication reste fréquente. Selon d’anciennes théories, un instrument IASTM pourrait mécaniquement « casser » les adhérences, la fibrose ou les tissus cicatriciels, puis permettre leur réorganisation. Les preuves cliniques sont insuffisantes pour appuyer des explications mécaniques aussi fortes. Le tissu conjonctif humain est bien plus résistant qu’on ne le laisse parfois entendre. Les forces appliquées pendant une séance habituelle de physiothérapie ne sont pas comparables à celles nécessaires pour détruire ou remodeler littéralement les structures de collagène mature. Cela ne signifie pas que l’IASTM ne peut pas avoir d’effet, mais surtout que nous devons comprendre cet effet autrement.

Comment l’IASTM peut-elle alors agir ?

Les mécanismes précis sont probablement complexes et ne sont pas entièrement élucidés. L’IASTM apporte des informations mécaniques et sensorielles au système nerveux. Cela peut provoquer des changements temporaires, notamment :

  • de la perception de la douleur ;
  • le confort du mouvement ;
  • du tonus musculaire ;
  • à la sensibilité ;
  • de l’amplitude des mouvements ;
  • et de la tolérance aux sollicitations.

Cela peut créer une fenêtre thérapeutique pratique. Si un mouvement douloureux ou limité avant le traitement devient plus facile après, nous pouvons utiliser ce changement pour pratiquer des exercices ciblés. C’est là, pour moi, la valeur de l’IASTM : utiliser un changement temporaire pour développer la fonction, plutôt que traiter pour « libérer » les tissus.

Pour quels symptômes peut-on utiliser l’IASTM ?

L’IASTM peut être proposée à certains patients sélectionnés présentant des troubles musculosquelettiques avec douleur, sensibilité ou limitation des mouvements. Par exemple, pour certains symptômes au niveau :

  • du cou et de l’épaule ;
  • du coude et de l’avant-bras ;
  • le dos ;
  • la hanche ;
  • de la cuisse ;
  • le genou ;
  • du mollet ;
  • du tendon d’Achille ;
  • de la cheville ;
  • du pied.

Après une opération ou une blessure, un traitement local peut parfois être envisagé. Mais la présence d’une cicatrice ne signifie pas automatiquement qu’il faut la traiter. La question reste : le traitement de cette zone apporte-t-il un bénéfice fonctionnel à ce patient ?

IASTM et cicatrices

Après une opération, une cicatrice peut être temporairement sensible, rigide ou moins mobile. Dans certaines situations, des techniques manuelles douces ou l’IASTM peuvent être utilisées pour :

  • modifier la sensibilité locale ;
  • rendre le mouvement plus confortable ;
  • réhabituer progressivement le patient au toucher et aux sollicitations ;
  • ou faciliter le mouvement actif autour de la zone traitée.

Une cicatrice n’a toutefois pas à être « libérée » de manière agressive. Le tissu cicatriciel fait normalement partie de la réparation tissulaire. Le traitement est donc adapté :

  • à la phase de cicatrisation ;
  • aux éventuelles consignes opératoires ;
  • à la sensibilité ;
  • et aux limitations fonctionnelles du patient.

Une cicatrice récente ne fait jamais l’objet d’un travail instrumental intensif sans précautions.

IASTM et troubles musculaires ou tendineux

Pour les troubles musculaires ou tendineux, l’IASTM peut parfois être utilisée en complément. Mais, pour de nombreux problèmes tendineux, une mise en charge progressive adaptée est surtout essentielle. Je combine donc l’IASTM, lorsque cela est pertinent, avec, par exemple :

  • du renforcement musculaire ;
  • des exercices isométriques ;
  • une mise en charge excentrique ou concentrique ;
  • des exercices de mobilité ;
  • un entraînement fonctionnel ;
  • ou un retour progressif au sport.

Un instrument peut soutenir la rééducation. Il ne peut pas remplacer l’entraînement nécessaire.

Que dit la recherche sur l’IASTM ?

Les recherches sur l’IASTM ne donnent pas une réponse totalement uniforme. Des études récentes montrent qu’elle peut contribuer à réduire la douleur ou améliorer l’amplitude pour certains troubles musculosquelettiques. Toutefois, les études diffèrent fortement quant :

  • aux groupes de patients ;
  • aux instruments utilisés ;
  • aux techniques ;
  • à la durée du traitement ;
  • à la dose ;
  • et aux associations avec d’autres traitements de physiothérapie.

Je ne considère donc pas l’IASTM comme une solution universelle prouvée aux troubles des muscles, des fascias ou des tendons. C’est une intervention possible dans un plan beaucoup plus large.

Chez Salbar, l’IASTM est toujours évaluée

Je n’utilise pas une technique uniquement parce qu’elle semble théoriquement adaptée. Lorsque cela est possible, j’évalue son effet avant et après. Avant : un mouvement est-il douloureux ? Quelle est l’amplitude ? Quelle fonction est limitée ? Après : le même mouvement a-t-il changé ? La douleur a-t-elle diminué ? Bougez-vous plus facilement ? Si une technique n’apporte manifestement rien, il y a peu de raisons de la répéter indéfiniment. Le résultat du traitement détermine si la technique reste pertinente.

L’IASTM n’est pas un traitement autonome

Une erreur fréquente en thérapie manuelle consiste à centrer pendant des années le traitement sur la même technique passive. Je souhaite éviter cela. Quand j’utilise l’IASTM, j’essaie de la relier à ce que le patient doit ensuite pouvoir faire. Par exemple : IASTM → mouvement plus facile → exercice de mobilité → force → sollicitations fonctionnelles. Ou : IASTM → diminution de la sensibilité → activation musculaire → entraînement. La technique est donc une étape intermédiaire possible, et non l’objectif final.

L’IASTM est-elle douloureuse ?

L’IASTM ne doit pas nécessairement être douloureuse. Vous pouvez ressentir une pression, un frottement ou une sensibilité pendant le traitement. L’intensité est adaptée à votre réaction. Un traitement extrêmement fort, des ecchymoses importantes ou l’idée qu’un traitement ne fonctionne que s’il fait mal ne font pas partie de mon approche. Plus de pression ne signifie pas automatiquement plus d’efficacité.

Rougeurs ou ecchymoses

La stimulation mécanique peut provoquer une rougeur temporaire de la peau. Un traitement plus intense peut parfois entraîner de petites ecchymoses. Leur apparition n’est toutefois ni un objectif ni une preuve de réussite. Une tendance à développer rapidement des ecchymoses ou la prise de médicaments influençant la coagulation demandent une prudence accrue.

Quand est-ce que je n’utilise pas l’IASTM ?

L’IASTM ne convient pas à toutes les situations. Une prudence particulière ou un autre traitement peuvent notamment être nécessaires en cas de :

  • plaies ouvertes ;
  • infections cutanées actives ;
  • plaies opératoires récentes insuffisamment cicatrisées ;
  • signes inflammatoires aigus importants ;
  • risque accru de saignement ;
  • prise de certains anticoagulants ;
  • maladies vasculaires graves ;
  • gonflement suspect ;
  • diminution importante de la sensibilité ;
  • ou d’autres situations médicales où un traitement mécanique est déconseillé.

Le traitement est donc toujours précédé d’une évaluation physiothérapeutique.

IASTM et fascias

Les fascias sont des tissus conjonctifs présents dans tout le corps, qui relient et entourent différentes structures. Ces dernières années, ils sont régulièrement présentés comme une explication de presque toutes les douleurs. Cela va trop loin. Ils peuvent être pertinents dans le système musculosquelettique, mais de nombreux autres facteurs influencent la douleur. Je ne traite donc pas un patient uniquement sur l’hypothèse que ses fascias sont « bloqués ». La question pertinente demeure : quelle structure, quel mouvement ou quelle sollicitation contribue probablement au problème et que pouvons-nous changer sur le plan fonctionnel ?

IASTM et système nerveux

Une part importante de l’effet du traitement manuel peut probablement s’expliquer par la réaction du système nerveux aux informations sensorielles. Pendant le traitement, différents récepteurs de la peau et des tissus plus profonds sont stimulés. Le système nerveux traite ces informations. La perception de la douleur ou de la résistance au mouvement peut alors changer temporairement. Cela explique pourquoi une personne peut parfois bouger davantage ou plus facilement juste après un traitement sans modification anatomique littérale. Cet effet temporaire peut avoir une valeur thérapeutique s’il est ensuite utilisé pour la rééducation active.

L’IASTM chez Salbar Fysiotherapie

Boris Feldman utilise depuis de nombreuses années différentes techniques instrumentales des tissus mous. Cette expérience a également fait évoluer sa conception. Alors qu’autrefois l’IASTM mettait surtout l’accent sur le traitement mécanique des « adhérences » et des tissus cicatriciels, elle privilégie aujourd’hui davantage :

  • la modulation des symptômes ;
  • les changements fonctionnels ;
  • de l’amplitude des mouvements ;
  • la capacité à supporter les sollicitations ;
  • et l’association avec la physiothérapie active.

Pour moi, cela fait partie du développement professionnel continu. De nouvelles connaissances scientifiques peuvent faire évoluer une conception du traitement.

La technique doit convenir au patient

Je ne traite pas un diagnostic avec un instrument IASTM. Je traite un patient. Deux personnes présentant le même diagnostic médical peuvent donc recevoir des traitements totalement différents. L’une bénéficie d’un soutien manuel temporaire. Une autre a surtout besoin de renforcement musculaire. Une troisième a besoin d’explications et d’une adaptation des sollicitations. Et parfois, l’IASTM n’est tout simplement pas nécessaire. Un bon physiothérapeute doit savoir non seulement appliquer une technique, mais surtout reconnaître quand il vaut mieux ne pas l’utiliser.

Traitement personnalisé par Boris Feldman

Chez Salbar Fysiotherapie, vous êtes accompagné par le même physiothérapeute tout au long du parcours. Boris Feldman, physiothérapeute exerçant depuis 1996. L’IASTM est l’une des techniques que je peux utiliser. Mais son choix repose toujours sur l’examen physiothérapeutique et sur votre plan de traitement individuel.

IASTM à Vinkeveen

Vous souhaitez savoir si l’IASTM peut être utile pour vos symptômes ? La première étape n’est pas automatiquement un traitement IASTM, mais un examen physiothérapeutique. Nous discutons ensuite de l’approche la plus adaptée. Salbar Fysiotherapie, Boris Feldman – physiothérapeute, Scholeksterlaan 2, 3645 KC Vinkeveen

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